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Creating Jobs and Diversifying Exports in Bangladesh
Washington, November 14, 2017 - Bangladesh faces a tremendous challenge. How will it provide jobs for the 20 million young people set to join the labor force over the next decade? In the past, the country...
L’inclusion sociale en Afrique : un rapide tour d’horizon
Malgré les importants progrès qu’elle a réalisés dans le cadre de la lutte contre la pauvreté, l’Afrique compte la moitié de la population mondiale extrêmement pauvre. La proportion de la population africaine vivant dans l’extrême pauvreté est tombée de 57 % en 1990 à 41 % en 2013 selon les dernières estimations (Beegle et al. 2016, Banque mondiale 2016a). Les groupes de population extrêmement pauvres seront toutefois de plus en plus concentrés sur le continent où 389 millions de personnes n’avaient toujours que moins de 1,90 dollar par jour pour vivre en 2013, soit un chiffre plus élevé que celui  enregistré pour l’ensemble des autres régions (Banque mondiale 2016a). La pauvreté recule par ailleurs plus lentement en Afrique que dans le reste du monde : l’Asie de l’Est et l’Asie du Sud affichaient des taux de pauvreté analogues dans les années 90, mais ces derniers ont considérablement diminué pour s’établir à 4 % et 15 %, respectivement (Beegle et al. 2016, Banque mondiale 2016a). Enfin, outre que les populations pauvres y sont plus nombreuses que partout ailleurs, celles-ci ont des revenus qui sont, en moyenne, nettement plus bas que le seuil d’extrême pauvreté, soit 1,90 dollar par jour (Banque mondiale 2016a). Il est donc impératif, pour mettre fin à la pauvreté dans le monde, de prendre des mesures sans plus attendre en Afrique et de considérer les actions menées à cette fin dans une perspective d’inclusion : il sera ainsi possible d’analyser la pauvreté, non pas seulement en recensant les facteurs de corrélation, mais en déterminant les causes fondamentales de la situation, en cherchant à savoir pourquoi certains groupes sont représentés de manière disproportionnée parmi les pauvres et pourquoi certains membres de la population n’ont pas un accès à des services, notamment  d’éducation et de santé. L’inclusion sociale s’entend du processus visant à améliorer les conditions dans lesquelles les individus et les groupes peuvent participer à la vie de la société (Banque mondiale 2013a). Les membres de la population participent à la vie de la société dans trois domaines interconnectés : les marchés  (du travail, du logement, du crédit, etc.), les services (alimentation en électricité, santé, éducation, approvisionnement en eau, etc.) et les espaces (politiques, culturels, physiques, sociaux, etc.). Il est nécessaire, pour améliorer les conditions de leur participation, de renforcer leurs capacités, de leur donner de plus amples opportunités et de leur permettre de vivre dans la dignité. L’identité est le principal facteur d’exclusion sociale. Les individus et les groupes sont exclus ou inclus selon leur identité. Les identités qui sont le plus souvent cause d’exclusion sont le sexe, le genre, la race, la caste, l’ethnicité, la religion, l’âge, le statut professionnel, le lieu de résidence et le handicap. L’exclusion sociale motivée par l’un quelconque de ces facteurs peut abaisser le statut social, ce qui va souvent de pair avec des revenus moins élevés, des dotations en capital humain plus faibles, un accès à l’emploi et aux services plus limité et peu de possibilités de se faire entendre dans le cadre des processus de prise de décision aux niveaux national et local. En Afrique, l’exclusion sociale se manifeste de diverses manières, mais certaines sont plus notables que d’autres : Le nombre de jeunes augmente rapidement en Afrique, et cette évolution offre tout autant de possibilités qu’elle pose de risques. La moitié de la population de la région a moins de 25 ans (Banque mondiale 2014). D’ici 2050, l’Afrique comptera 362 millions d’habitants âgés de 15 à 24 ans (Banque mondiale 2014). Cette forte progression offre un contraste saisissant avec la situation observée dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord où la taille de cette cohorte s’est stabilisée, mais aussi  en Asie de l’Est, où la Chine pèse lourdement sur les résultats et où la taille de cette cohorte devrait tomber de 350 millions en 2010 à 225 millions à l’horizon 2050 (Banque mondiale 2014). Dans un contexte caractérisé par des politiques et des programmes bien conçus, une population jeune ouvre des perspectives considérables en générant un « dividende démographique ». Au cours des 10 prochaines années, toutefois, seulement un jeune Africain sur quatre, dans le meilleur des cas, devrait trouver un emploi salarié (Banque mondiale 2014). Ce manque de débouchés non seulement compromet la réalisation du dividende démographique, mais peut aussi, dans le pire des cas, promouvoir la radicalisation et la violence. Selon une étude réalisée au Kenya, par exemple, 57 des membres d’al-Shabaab qui ont été interrogés se sont joints à ce groupe avant d’avoir 24 ans (Botha 2014). Les femmes ont, en Afrique, des possibilités qui sont en grande partie limitées par la violence et l’insécurité. Quarante-six pour cent des femmes du continent subissent des violences sexuelles d’une personne autre que leur partenaire, des violences physiques et sexuelles de leurs partenaires, ou les deux (Organisation mondiale de la santé 2013). En République démocratique du Congo (RDC), par exemple, entre 1,7 et 1,8 million de femmes ont indiqué avoir été victimes d’un viol (Peterman et al. 2011). Il est toujours difficile d’avoir accès à des services de santé maternelle, de sorte qu’un accouchement peut être dangereux ; plus de 200 000 femmes meurent en couches chaque année en Afrique (Banque mondiale 2015a). La possibilité pour les femmes de prendre part aux décisions qui les concernent est un aspect central de nombre de ces problèmes. Au Malawi et en RDC, par exemple, 34 % et 28 % des femmes mariées, respectivement, ne participent pas aux décisions concernant l’utilisation de leurs gains (Banque mondiale 2011). En même temps, 26 % des ménages africains sont dirigés par une femme, et forment un sous-groupe particulièrement vulnérable (Beegle et al. 2016). Pourtant, l’Afrique affiche un pourcentage élevé d’entrepreneures (33 %) (Banque mondiale 2016b), ce qui témoigne des possibilités et de la résilience des femmes de la région, qui pourraient contribuer à accélérer le développement du continent. Les déplacements forcés sont un autre obstacle à l’inclusion en Afrique. La région accueillait 5,1 millions de réfugiés à la fin de 2016, soit 30 % du nombre total de réfugiés à l’échelle mondiale (HCR 2017), par suite de conflits, de persécutions, de violations des droits de l’homme, de catastrophes naturelles et de défaillances de la gouvernance. Si les réfugiés sont tributaires de l’aide et obligés de vivre dans des camps, les communautés d’accueil, qui habitent dans des régions isolées et sous-développées à proximité des frontières, comptent, elles aussi, parmi les plus pauvres et les plus en butte à l’exclusion dans leur propre pays. Le comté de Turkana au Kenya, par exemple, où se trouve le camp de réfugiés de Kakuma, affiche un taux de pauvreté de 88 % alors que la moyenne nationale est de 45 % (Kenya Bureau of Statistics 2014). La présence prolongée de réfugiés accroît encore les difficultés rencontrées par les communautés d’accueil, par exemple en provoquant une forte dégradation de l’environnement qui a des répercussions considérables sur les moyens de subsistance. Elle a toutefois aussi des effets positifs : le produit régional brut (PRB) de Turkana a augmenté de manière permanente de 3,4 % et l’emploi a progressé de 2,9 % au total par suite de la présence des réfugiés. Les indicateurs de la consommation  à proximité du camp sont plus élevés de 35 % dans un rayon de 5 km que dans d’autres parties du comté (Sanghi et al. 2016). Il est possible de promouvoir un développement inclusif en faveur des réfugiés et des populations d’accueil en prenant les mesures nécessaires. Les conflits prolongés qui sévissent dans la région ont créé un autre groupe de population risquant d’être exclu de la société, à savoir les ex-combattants. Vingt pays de la région sont classés dans la catégorie des pays fragiles ou touchés par un conflit[1]. La corne de l’Afrique et la région des Grands Lacs sont le théâtre de conflits depuis plus de 20 ans. Selon les estimations de la Banque mondiale, en 2015, l’Afrique comptait 194 000 combattants dans des groupes armés[2]. Une étude des mouvements armés au Mali, réalisées à la demande du Programme transitoire de démobilisation et de réintégration (TDRP), qui est administré par la Banque, montre que les jeunes constituent la majorité des ex-combattants, et que 79 % de ces derniers ont entre 18 et 40 ans. La plupart des ex-combattants interrogés sont mariés (76,7 %), et 67,4 % d’entre eux ont entre 6 et 10 personnes à leur charge, ce qui témoigne de la nécessité impérative de leur fournir un soutien et de les réinsérer dans la société (Banque mondiale 2017a). En Afrique, près d’un adulte en âge de travailler sur dix souffre d’un handicap (Mitra et al. 2013) [3]. Les personnes handicapées affichent fréquemment un taux d’achèvement des études primaires et un taux d’emploi plus faibles que les personnes non handicapées. Sur les sept pays africains pour lesquels des données comparables émanant de l’Enquête sur la santé dans le monde sont disponibles, les écarts les plus élevés entre les deux groupes sont enregistrés par Maurice en ce qui concerne le nombre moyen d’années de scolarité (23 %), et par le Malawi en ce qui concerne le taux d’achèvement des études primaires (33 %) (Mitra et al. 2011). Les personnes handicapées ont un accès plus limité aux services en raison, fréquemment, de la stigmatisation et de la discrimination dont elles font l’objet et qui, dans les cas extrêmes, peuvent mettre leur vie en danger. Les personnes atteintes d’albinisme, par exemple, sont en butte à des mythes dangereux dans plusieurs régions d’Afrique : certains croient que ce sont des fantômes – et non des êtres humains – et que la possession de parties de leur corps peut être source de richesse et porter chance (Under the Same Sun 2014). En Tanzanie, ces conceptions culturelles ont entraîné la mort de 72 personnes atteintes d’albinisme (cas recensés) entre 2007 et 2013 (Under the Same Sun 2014). L’évolution actuelle de la situation en Afrique contribue aux problèmes de l’exclusion. La population extrêmement pauvre s’est accrue de 100 millions de personnes en Afrique, notamment par suite de la croissance démographique, même si elle a diminué en proportion de la population totale (Beegle et al. 2016). Les inégalités sont de surcroît source de difficultés : sept des dix pays affichant les inégalités les plus criantes se trouvent en Afrique (Beegle et al. 2016). La région connaît aussi un rapide processus d’urbanisation puisque les villes comptent chaque jour 40 000 personnes de plus : la population urbaine devrait s’accroître de plus de 450 millions de personnes entre 2010 et 2040, lorsque la moitié de la population africaine vivra en zone urbaine (Banque mondiale 2013b). Bien que l’urbanisation crée des possibilités et une demande de mobilité sociale, et qu’elle modifie les normes et les valeurs, elle est aussi source de polarisation : environ 70 % de la population urbaine africaine vit dans des établissements informels (Banque mondiale 2013b). Enfin, le changement climatique a des répercussions sur les plus pauvres : selon les estimations, d’ici 2030 jusqu’à 110 millions de personnes extrêmement pauvres subiront des sécheresses, des inondations et des périodes de chaleur extrême en Afrique (Shepherd et al. 2013). Il est toutefois possible de saisir certaines opportunités pour promouvoir un développement inclusif en Afrique. Le taux de croissance économique moyen de la région, qui s’est établi à 4,5 % par an au cours des 20 dernières années, est remarquablement robuste (Beegle et al. 2016). La technologie ouvre des perspectives en permettant d’atteindre les personnes les plus vulnérables : le nombre de connexions téléphoniques fixes et mobiles est passé de 3 pour 1 000 personnes en 1990 à 736 pour 1 000 en 2014, tandis que la proportion d’internautes est passée de 1,3 % en 2005 à 16,7 % en 2015 (Banque mondiale 2017b). Le sens de l’innovation et l’esprit d’entreprise peuvent aussi contribuer à aider la population à sortir de la pauvreté et de l’exclusion : les jeunes entreprises technologiques ont levé plus de 129 millions de dollars en 2016, et le nombre de celles qui obtiennent des financements a augmenté de 16,8 % par rapport à l’année précédente, selon les données compilées par Disrupt Africa (Disrupt Africa 2017). La Banque mondiale, conjointement à ses partenaires, exploite les opportunités qui s’offrent de promouvoir une Afrique plus inclusive en procédant à des analyses, en poursuivant des opérations et en formulant des stratégies. À titre d’exemple, un projet régional couvrant l’Éthiopie, l’Ouganda, Djibouti et le Kenya exploite les informations produites par les études des déplacements forcés dans la Corne de l’Afrique pour faire face aux besoins des communautés d’accueil en matière de services, de moyens de subsistance et de viabilité environnementale. Un nouveau projet mené au Nigéria visera à autonomiser les femmes sur le plan économique tandis que des interventions poursuivies dans la région des Grands Lacs et en Ouganda ont été conçues pour prévenir la violence sexiste et y remédier. Le laboratoire d’innovation sur le genre et l’égalité des sexes en Afrique procède à des évaluations des impacts en considérant la dynamique des sexes et les répercussions par sexe d’une large gamme de projets dans le but d’en tirer des enseignements pour des interventions futures. Les opérations menées en RDC, en République centrafricaine, au Rwanda et au Mali avec l’appui du Programme transitoire de démobilisation et de réintégration (TDRP), soutiennent la démobilisation et la réintégration des ex-combattants, en leur assurant une formation et des moyens de gagner leur vie. Un projet de démobilisation poursuivi au Burundi vise plus particulièrement les ex-combattants handicapés et offre un exemple des activités de développement faisant place aux personnes handicapées. Au Mali, un projet de renforcement des compétences et de promotion de l’emploi des jeunes aide ces derniers à acquérir les qualifications nécessaires pour être en mesure d’obtenir un emploi. Ces interventions, parmi d’autres, privilégient des processus à caractère participatif pilotés par les communautés pour donner à leurs membres la possibilité de se faire entendre et de participer à la vie de la société, car ce sont là des voies d’accès essentielles à l’inclusion. BibliographieBeegle, K., L. Christianensen, A. Dabalen, and I. Gaddis (2016): Poverty in A Rising Africa. Washington DC: World Bank.Botha, Anneli (2014): Radicalization in Kenya – Recruitment to al-Shabaab and the Mombasa Republican Council. ISS Paper 265. Pretoria: Institute for Security Studies.Disrupt Africa (2017): Disrupt Africa African Tech Startups Funding Report 2016.Kenya Bureau of Statistics (2014): Socio-Economic Atlas of Kenya – Depicting the National Population Census by County and Sub-Location. Nairobi: Kenya Bureau of Statistics.Mitra, S., A. Posarac, B. Vick (2011): Disability and Poverty in Developing Countries – A Snapshot from the World Health Survey. Washington DC: World Bank.Mitra, S., A. Posarac, and B. Vick (2013): Disability and Poverty in Developing Countries: A Multidimensional Study. World Development, 41, 1-18.Peterman, A., T. Palermo, and Cc Bredenkamp (2011): Estimates and Determinants of Sexual Violence Against Women in the Democratic Republic of Congo. American Journal of Public Health 101 (6): 1060 - 1067.Sanghi, A., H. Onder, V. Vemuru (2016): “Yes” In My Backyard? Washington DC: World Bank.Shepherd, A., T. Mitchell, K. Lewis, A. Lenhardt, L. Jones, L. Scott, and R. Muir-Wood (2013): The Geography of Poverty, Disasters and Climate Extremes in 2030. London: Overseas Development Institute (ODI).Under the Same Sun (2013): Children With Albinism: Violence and Displacement. Dar es Salaam: Under the Same Sun.UNHCR (2017): Global Trends – Forced Displacement in 2016. Geneva: UNHCR.World Bank (2011): Gender Equality and Development – World Development Report 2012. 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Washington DC: World Bank.World Bank (2017b): Africa’s Pulse – An Analysis of Issues Shaping Africa’s Economic Future. Volume 15. Washington DC: World Bank. World Health Organization (2013): Global and Regional Estimates of Violence Against Women – Prevalence and Health Effects of Intimate Partner Violence and Non-Partner Sexual Violence. Geneva: World Health Organization.   [1] Selon la liste harmonisée des situations fragiles établie par la Banque mondiale pour l’exercice 18 qui se trouve sur le site Harmonized List of Fragile Situations for fiscal year 2018. [2] Calculs effectués par les services du Programme transitoire de démobilisation et de réintégration (TDRP). [3] Ce chiffre est une estimation de la prévalence des handicaps chez les personnes en âge de travailler (18 à 65 ans) dans sept pays africains pour lesquels des données comparables émanant de l'Enquête sur la santé dans le monde sont disponibles : Burkina Faso, Ghana, Kenya, Malawi, Maurice, Zambie et Zimbabwe. 
Num Relance: Inclusão Social em África
Muito embora tenham sido dados grandes passos no sentido da redução da pobreza em África, metade das pessoas mais pobres do mundo vive nesta região. As estimativas mais recentes sugerem que a percentagem da população que vive em pobreza extrema baixou de 57% em 1990 para 41% em 2013 (Beegle et al. 2016, Banco Mundial 2016a). Contudo, os mais pobres do mundo irão concentrar-se cada vez mais em África: 389 milhões de pessoas em África ainda viviam com menos de USD 1,90 por dia em 2013, mais gente do que em todas as outras regiões combinadas (Banco Mundial 2016a). A redução da pobreza em África também fica atrás de outras regiões: a Ásia Oriental e a Ásia Austral começaram com taxas de pobreza idênticas na década de 90 mas, actualmente, as suas taxas de pobreza estão bastante mais baixas, situando-se em 4% e 15% respectivamente (Beegle et al. 2016, Banco Mundial 2016a). Por último, a região não apenas acolhe o maior número de pobres mas, os pobres de África, em média, vivem com muito menos de USD 1,90 por dia, o limiar de pobreza extrema (Banco Mundial 2016a). Nestas circunstâncias, pôr fim à pobreza extrema exige uma acção urgente em África e será necessária uma perspectiva de inclusão social para o efeito: a análise da pobreza terá de ir além da identificação de factores correlacionados, para descobrir as suas causas subjacentes, fazendo perguntas tais como por que razão certos grupos estão sobrerepresentados entre os pobres, e por que motivo algumas pessoas não têm acesso à educação, saúde e outros serviços. Inclusão social é o processo que permite melhorar as condições para os indivíduos e grupos participarem na sociedade (Banco Mundial 2013a). Os indivíduos participam na sociedade através de três domínios interrelacionados: mercados (p.ex. trabalho, terra, habitação, crédito), serviços (e.g. electricidade, saúde, educação, água) e espaços (e.g. político, cultural, físico, social). Melhorar as condições, segundo as quais as pessoas participam na sociedade, significa fortalecer a sua capacidade, oportunidade e dignidade. A identidade é o motor principal da exclusão social: os indivíduos e os grupos são excluídos com base na sua identidade. Entre as identidades de grupo mais comuns, que resultam em exclusão, estão o género, raça, casta, etnia, religião, idade, estatuto profissional, localização e situação de incapacidade. A exclusão social, baseada nos atributos destes grupos, pode levar a uma posição social mais baixa, muitas vezes acompanhada de resultados inferiores em termos de rendimento, dotações de capital humano, acesso a emprego e serviços, e voz na tomada de decisões, tanto a nível nacional como local. Em África, embora a exclusão social tenha muitas caras, destacam-se as seguintes: O número de jovens em África está a crescer rapidamente, o que apresenta, ao mesmo tempo, oportunidades e riscos. Cerca de 50% da população na região tem menos de 25 anos de idade (Banco Mundial 2014). Até 2050, África terá 362 milhões de pessoas com idade entre os 15 e 24 anos (Banco Mundial 2014). Este aumento rápido contrasta fortemente com o Médio Oriente e o Norte de África, onde o crescimento na dimensão deste grupo etário estabilizou, e até mesmo com a Ásia Oriental, onde os números são dominados pela China devendo a dimensão deste grupo etário cair de 350 milhões em 2010 para 225 milhões até 2050 (Banco Mundial 2014). Com a adopção de políticas e programas certos, uma população jovem oferece oportunidades extraordinárias para um “dividendo demográfico”. Mas, nos próximos 10 anos, prevê-se que, na melhor das hipóteses, apenas um em cada quatro jovens em África irá encontrar um emprego com salário (Banco Mundial 2014). Esta falta de oportunidades não é só uma ameaça à realização do dividendo demográfico. No pior dos cenários, pode contribuir para a radicalização e a violência. A título de exemplo, um estudo no Quénia sugeriu que 57% dos inquiridos do al-Shabaab juntaram-se ao grupo quando tinham menos de 24 anos (Botha 2014). As oportunidades para as mulheres, em África, estão muito condicionadas, sobretudo por causa da violência e da insegurança. 46% das mulheres em África experimentaram violência sexual por parte de alguém que não é o seu parceiro, ou violência física ou sexual por um parceiro íntimo, ou ambas (Organização Mundial de Saúde, 2013). Na República Democrática do Congo (RDC), por exemplo, cerca de 1,7 a 1,8 milhões de mulheres reportaram ter sido violadas ao longo da vida (Peterman et al. 2011). O acesso aos serviços de saúde materna continua a ser um desafio, pelo que dar à luz permanece uma potencial ameaça à vida das mulheres: mais de 200 mil mulheres em África ainda morrem, todos os anos, ao dar à luz (Banco Mundial 2015a). A falta de voz das mulheres nas decisões que dizem respeito às suas vidas está no centro de muitos destes problemas. No Malawi e na RDC, por exemplo, 34% e 28% das mulheres casadas, respectivamente, não participam nas decisões sobre como gastar os seus rendimentos (Banco Mundial 2011). Ao mesmo tempo, 26% dos agregados familiares em África têm à frente uma mulher e formam um sub-grupo particularmente vulnerável (Beegle et al. 2016). Contudo, África também tem uma taxa elevada de empreendedorismo feminino, de 33% (Banco Mundial 2016b), ilustrando o potencial e a resiliência das mulheres na região, o qual pode contribuir para uma aceleração do desenvolvimento no continente. As deslocações forçadas são um outro desafio à inclusão em África. Em virtude das deslocações forçadas, um sintoma de conflito, de perseguição, de violação dos direitos humanos, de desastres naturais e de falha de governação, a região acolhia 5,1 milhões de refugiados no fim de 2016, ou 30% dos refugiados mundiais (ACNUR 2017). Enquanto os refugiados enfrentam uma situação de dependência da ajuda e uma vida num acampamento, as comunidades que geralmente os recebem pertencem às mais pobres e mais excluídas nos seus respectivos países, vivendo em zonas fronteiriças subdesenvolvidas e isoladas. Turkana County, no Quénia, que acolhe o campo de refugiados de Kakuma, tem um índice de pobreza de 88% comparativamente à média nacional de 45% (Gabinete de Estatísticas do Quénia, 2014). A presença prolongada de refugiados aumenta os desafios para estas comunidades de acolhimento. A grave degradação ambiental, por exemplo, tem impactos profundos nos seus meios de subsistência. Mas a presença de refugiados também tem alguns aspectos positivos para as comunidades que os recebem. O Produto Regional Bruto (PRB) de Turkana está permanentemente a aumentar 3,4% em resultado da presença de refugiados e o emprego total regista um crescimento de 2,9%. As medições do consumo num raio de 5 km do campo são cerca de 35% mais altas do que noutras partes do condado (Sanghi et al. 2016). Com a adopção das medidas certas, poderá promover-se o desenvolvimento inclusivo dos refugiados e dos seus anfitriões. O conflito prolongado na região criou também um outro grupo em risco de exclusão: os ex-combatentes. Há 20 países na região que estão classificados como frágeis ou países afectados por conflitos[1]. O Corno de África e a Região dos Grandes Lagos estão em conflito há 20 anos. Em 2015, o Banco Mundial estimava que existiam 194 mil combatentes em grupos armados em África[2]. Um estudo de 2016, encomendado pelo Programa Transitório de Desmobilização e Reintegração (TDRP) administrado pelo Banco Mundial, sobre movimentos armados no Mali concluiu que a maioria dos ex-combatentes eram jovens, no grupo etário dos 18-40 anos, correspondendo a 79% do total desta faixa. A maioria dos ex-combatentes entrevistados eram casados (76,7%) e 67,4% tinham a seu cargo 6-10 dependentes, o que aponta para a necessidade premente de os apoiar e reintegrar (Banco Mundial 2017a). Praticamente 1 em cada 10 adultos em idade activa, em África, tem uma deficiência (Mitra et al. 2013)[3]. As pessoas com deficiências têm, geralmente, uma taxa de conclusão do ensino primário inferior à das pessoas sem deficiências. Entre os sete países, para os quais existem dados comparáveis do Inquérito Mundial da Saúde (WHS), a Maurícia é quem apresenta a maior disparidade (23%) em termos de média de anos de escolaridade, enquanto o Mali tem a maior disparidade (33%) em termos de taxa de conclusão do ensino primário (Mitra et al. 2011). O fraco acesso aos serviços é, muitas vezes, causado por estigma e discriminação, que em casos extremos pode ameaçar a vida das pessoas com deficiências. Pessoas com albinismo, por exemplo, são vítimas de mitos perigosos em várias partes da África: acredita-se que são fantasmas – não seres humanos – e que as partes do seu corpo podem trazer riqueza e boa sorte (Under the Same Sun 2014). Na Tanzânia, estas atitudes culturais provocaram mortes documentadas de pessoas com albinismo, entre 2007 e 2013 (Under the Same Sun 2014). As tendências actuais em África contribuem para estes desafios de exclusão. Dada a dinâmica populacional, por exemplo, o número de pessoas que vivem em pobreza extrema em África aumentou em mais de 100 milhões, embora a proporção de população tenha baixado (Beegle et al. 2016). Além do mais, a desigualdade cria um desafio: sete dos 10 países mais desiguais ficam em África (Beegle et al. 2016). A região está também a passar por uma rápida urbanização, com 40 000 novos habitantes das cidades, todos os dias; prevêem-se mais de 450 milhões de novos moradores urbanos entre 2010 e 2040, vivendo metade da população de África em zonas urbanas até essa data (Banco Mundial 2013b). Embora a urbanização ofereça oportunidades, desenvolva a procura de mobilidade social e altere normas e valores, ela também cria polarização: cerca de 70% da população urbana de África vive em bairros clandestinos (Banco Mundial 2013b). Por último, as alterações climáticas estão a afectar os mais pobres: estima-se que, até 2030, até 118 milhões das pessoas extremamente pobres serão expostas a secas, inundações e calor extremo em África (Shepherd et al. 2013). Não obstante, existem oportunidades para se construir um desenvolvimento inclusivo em África. O crescimento económico médio da região, de 4,5% ao ano nas últimas duas décadas, foi extraordinariamente robusto (Beegle et al. 2016). A tecnologia abre novas vias para se alcançar os mais vulneráveis: o número de linhas telefónicas fixas e móveis por 1 000 pessoas aumentou de três em 1990 para 736 em 2014 e o número de utilizadores de internet por 100 pessoas cresceu de 1,3 em 2005 para 16,7 em 2015 (Banco Mundial 2017b). A inovação e o espírito empreendedor podem contribuir adicionalmente para retirar as pessoas da pobreza e da exclusão: as startups tecnológicas africanas angariaram fundos que ultrapassaram os USD 129 milhões em 2016, tendo o número de startups que asseguraram financiamento subido cerca de 16,8% comparativamente ao ano anterior, segundo os dados compilados por Disrupt Africa (Disrupt Africa 2017). Juntamente com os seus parceiros, o Banco Mundial está a aproveitar estas oportunidades para uma África mas inclusiva, utilizando múltiplos pontos de entrada através de análise, operações e políticas. Informado por estudos analíticos sobre deslocações forçadas no Corno de África, um projecto regional abrangendo a Etiópia, Uganda, Djibuti e Quénia, por exemplo, está a dar resposta às necessidades das comunidades anfitriãs no que toca a serviços, meios de subsistência e sustentabilidade ambiental. Para apoiar as oportunidades das mulheres, um novo projecto na Nigéria centrar-se-á na capacitação económica das mulheres, enquanto intervenções na região dos Grandes Lagos e no Uganda têm por enfoque a prevenção e resposta à violência baseada em género (GBV). O Africa Gender Innovation Lab está a realizar avaliações de impacto analisando a dinâmica do género e os impactos nos géneros de uma vasta gama de projectos com vista a informar intervenções futuras. Com o apoio do Programa Transitório de Desmobilização e Reintegração (TDRP), operações na RDC, República Centro-Africana, Ruanda e Mali apoiaram a desmobilização e reintegração de ex-combatentes, fornecendo-lhes formação profissional e oportunidades de subsistência. Num projecto de desmobilização no Burundi, foi dado um enfoque especial ao encontro de soluções para os ex-combatentes com deficiências, para referir apenas um exemplo de desenvolvimento com inclusão de pessoas portadoras de deficiências. No Mali, um projecto de desenvolvimento de competências e de emprego de jovens está a ajudar os jovens a obterem as qualificações certas para conseguirem empregos. Nestas e noutras intervenções, é dada ênfase aos processos participativos e impulsionados pela comunidade, com vista a assegurar a voz e a participação dos cidadãos como os principais canais de inclusão.  ReferênciasBeegle, K., L. Christianensen, A. Dabalen, and I. Gaddis (2016): Poverty in A Rising Africa. Washington DC: World Bank.Botha, Anneli (2014): Radicalization in Kenya – Recruitment to al-Shabaab and the Mombasa Republican Council. ISS Paper 265. Pretoria: Institute for Security Studies.Disrupt Africa (2017): Disrupt Africa African Tech Startups Funding Report 2016.Kenya Bureau of Statistics (2014): Socio-Economic Atlas of Kenya – Depicting the National Population Census by County and Sub-Location. Nairobi: Kenya Bureau of Statistics.Mitra, S., A. Posarac, B. Vick (2011): Disability and Poverty in Developing Countries – A Snapshot from the World Health Survey. Washington DC: World Bank.Mitra, S., A. Posarac, and B. Vick (2013): Disability and Poverty in Developing Countries: A Multidimensional Study. World Development, 41, 1-18.Peterman, A., T. Palermo, and Cc Bredenkamp (2011): Estimates and Determinants of Sexual Violence Against Women in the Democratic Republic of Congo. American Journal of Public Health 101 (6): 1060 - 1067.Sanghi, A., H. Onder, V. Vemuru (2016): “Yes” In My Backyard? Washington DC: World Bank.Shepherd, A., T. Mitchell, K. Lewis, A. Lenhardt, L. Jones, L. Scott, and R. Muir-Wood (2013): The Geography of Poverty, Disasters and Climate Extremes in 2030. London: Overseas Development Institute (ODI).Under the Same Sun (2013): Children With Albinism: Violence and Displacement. Dar es Salaam: Under the Same Sun.UNHCR (2017): Global Trends – Forced Displacement in 2016. Geneva: UNHCR.World Bank (2011): Gender Equality and Development – World Development Report 2012. Washington DC: World Bank.World Bank (2013a): Inclusion Matters – The Foundation for Shared Prosperity. Washington DC: World Bank.World Bank (2013b): Harnessing Urbanization to End Poverty and Boost Prosperity in Africa – An Action Agenda for Transformation. Washington DC: World Bank.World Bank (2014): Youth Employment in Sub-Saharan Africa. Washington DC: World Bank.World Bank (2015a): World Bank Gender Data Portal – Number of Maternal Deaths. Accessed October 8, 2017.World Bank (2015b): Forced Displacement and Mixed Migration in the Horn of Africa. Washington DC: World Bank.World Bank (2016a): Poverty and Shared Prosperity 2016 – Taking On Inequality. Washington DC: World Bank. World Bank (2016b): World Bank Gender Data Portal – Firms with Female Participation in Ownership. Washington DC: World Bank. Accessed October 8, 2017.World Bank (2017a): Project Appraisal Document Mali Reinsertion of Ex-Combatants Project. Washington DC: World Bank.World Bank (2017b): Africa’s Pulse – An Analysis of Issues Shaping Africa’s Economic Future. Volume 15. Washington DC: World Bank. World Health Organization (2013): Global and Regional Estimates of Violence Against Women – Prevalence and Health Effects of Intimate Partner Violence and Non-Partner Sexual Violence. Geneva: World Health Organization.   [1] Conforme informação do Banco Mundial em Harmonized List of Fragile Situations for fiscal year 2018. [2] Cálculos internos do Programa Transitório de Desmobilização e Reintegração (TDRP). [3] É uma estimativa da prevalência de incapacidade entre as pessoas em idade activa (18 aos 65 anos) em 7 países africanos para os quais existem dados comparáveis do Inquérito Mundial da Saúde (WHS): Burkina Faso, Gana, Quénia, Malawi, Maurícia, Zâmbia e Zimbabwe. 
Afghanistan: Improved Roads Unlocks Access to Services and Opportunities
DAMAN DISTRICT, Kandahar Province – Like every other weekend, Mawlawi Abdul Rahman kick-starts his motorcycle for the two-hour journey back home. A cleric in Hakim Jan village in Daman district, 70 kilometers away from Kandahar’s provincial center, Abdul Rahman is riding home to Kandahar city. In 2013, when Abdul Rahman, 35, first started working in Hakim Jan village, the road connecting the village to Kandahar, the Spin-Boldak main road, was not paved. Rocky terrain and the long commute time meant that he could visit his family only once a month. “At that time, the road was too muddy and there was water-logging in many parts of the road,” he says. “It was normal to see a car stranded and muddied along the road.” The challenging road conditions delayed access to basic essential services, such as health centers, especially in cases of emergency like childbirth. “Cars used to break down often and commuting made life hard for people here,” says Abdul Rahman. However, the situation has changed significantly now that the Afghanistan Rural Access Project (ARAP) has asphalted the road between the village and the city. “When the road was paved, I bought a motorcycle to get home easily,” Abdul Rahman says.
How Can Trade Accelerate Afghanistan’s Growth?
With an average annual population growth rate of 3 percent and an estimated 400,000 individuals entering the labor market each year, Afghanistan needs much higher growth rate to improve per capita incomes and to provide quality employment opportunities for the expanding workforce. Growth has exceeded expectations over the last two years, but remains low because of ongoing insecurity, a decline in foreign aid, and the lack of domestic and foreign investment.  With the anticipated normalization of aid levels over the long term, Afghanistan needs to urgently explore new sources for revenue generation and foreign exchange earnings.   While trade and regional integration can help boost Afghanistan’s growth, a new World Bank report, Trade as a Vehicle for Growth in Afghanistan: Challenges and Opportunities, argues that a successful trade strategy needs to take into account the country context and assess risks and opportunities. Key findings:Afghanistan’s largest constraint to trade is insufficient production capacity. Lack of economic diversification and high product concentration further limits Afghanistan’s export potential. Improving competitiveness in high potential sectors such as agriculture will help meet domestic demand, substitute imports, and potentially promote exports in the short and medium-term.Poor logistics and trade infrastructure, rather than lack of market access, explain Afghanistan’s trade underperformance. In the short term, exports could be improved by 20 percent by tackling export delays related to customs and border procedures, or high risks during transportation. In the long run, improvements in trade facilitation and logistics coupled with productivity improvements could lead to a more than six-fold increase in exports.The potential for services trade is underappreciated. While the export of services is constrained by Afghanistan’s small domestic market size and low human capital endowment, promoting the import of services, and thereby reducing cost, could help overcome current gaps in service delivery.Given the security environment, the potential of commodities transit trade might be modest and slow to materialize. Moreover, it would require large investment and strong policy effort to reduce Afghanistan’s distance from the frontier in infrastructure and logistics services.  However, the drivers of the currently high transportation cost need to be better understood to design a successful transit trade strategy. Recommendations:Agricultural production growth is constrained by lack of adequate facilities, limited access to high-quality inputs, and insufficient use of research and technology. Irrigated lands can potentially be increased through rehabilitating irrigation systems and investing in new ones, and investing in strong institutions and policies to improve irrigation water management. Efforts should also focus on creating an effective regulatory system and strengthening the capacity of the Ministry of Agriculture, Irrigation and Livestock, as well the existing network of research stations.Private sector businesses lack elements of a supportive environment for their operations, new investments, and expansion. Actions to tackle these challenges include reforming the regulatory framework to expand the domestic agroprocessing industry and reduce the time and cost of exporting commodities; providing serviced land facilities in industrial parks and greater access to electricity; and implementing risk-sharing practices, particularly partial credit guarantees, to increase access to finance for the real economy.To meet domestic demand, substitute imports, and potentially promote exports, policies should focus on enhancing productivity and promoting investment to expand the scale and quality of agricultural production. Given that government resources are limited, intervention should prioritize development of selected value chains, including irrigated wheat, horticultural crops and livestock production, which have been identified as having the highest potential for development.
Central African Republic – Rural Connectivity Project
IDA Grant: $45.0 million equivalent Project ID: P160500 Project description: This project will help improve rural road connectivity to markets and social services, and in the event of an Eligible Crisis or Emergency, provide an immediate and effective response.  
World Bank Review Reveals a Weakening of Policy and Institutional Performance in Africa
OUAGADOUGOU, July 24, 2017—The quality of policies and institutions weakened in Sub-Saharan Africa in 2016 amid challenging economic conditions, according to the latest review by the World Bank. This weaker trend was observed in 40% of the region’s IDA countries, notably commodity exporters and fragile states. The review is the annual World Bank Country Policy and Institutional Assessment (CPIA) Africa analysis, which scores the progress Sub-Saharan African countries are making on strengthening the quality of their policies and institutions. Since 1980, CPIA ratings have been used to determine the allocation of zero-interest financing and grants for countries that are eligible for support from the International Development Association (IDA)*, the concessional financing arm of the World Bank Group. CPIA scores are based on 16 development indicators in four areas: economic management, structural policies, policies for social inclusion and equity, and public sector management and institutions. Countries are rated on a scale of 1 (low) to 6 (high) for each indicator. The overall CPIA score reflects the average of the four areas of the CPIA. The average CPIA score for the 38 African countries assessed in the 2016 review edged lower to 3.1. Rwanda again led all countries in the region with a score of 4.0, closely followed by Senegal and Kenya, both with a score of 3.8. Although some countries saw a strengthening in policy and institutional quality, the number of countries with worsening overall scores outpaced improvers by a margin of two to one. A common pattern across countries that experienced a weakening in their overall policy and institutional quality was slippage in economic management: monetary and exchange rate, fiscal, and debt policies. This can in part be explained by unfavorable economic conditions—deteriorating terms of trade, sluggish global growth, and difficult economic conditions—that continued to take a toll on countries across the region, deepening macroeconomic vulnerabilities. Weakening of fiscal and external buffers constrained the scope for macroeconomic policies to mitigate the effects of adverse shocks to economic activity. On the upside, Côte d’Ivoire, the Comoros, Cameroon, Guinea, Madagascar, Mauritania, and Sudan have experienced a modest gain in the CPIA score, with most of these countries showing a stronger performance in the quality of governance. In a few countries, the quality of policies for social inclusion and equity also improved, reflecting a strengthening of safety net programs. “Governance underpins all sectors of World Bank Group engagement, and moving forward, despite these slight gains, it will remain critical that Sub-Saharan countries implement or expand governance and public-sector reforms that will upgrade financial management systems, increase transparency, reduce corruption, protect rights, and improve public services,” notes Albert Zeufack, World Bank Chief Economist for Africa. The latest CPIA results reveal that performance on policy and institutional quality in Sub-Saharan Africa’s non-fragile IDA countries is comparable to that of similar countries elsewhere. However, this is not the case for fragile countries, which generally fall behind other fragile countries outside the region. The combination of the two categories of countries pulls the overall CPIA score for the region’s IDA countries below the average for other IDA countries. “African countries exhibiting economic resilience tend to have stronger macroeconomic policy frameworks, better quality of policies that promote sustainable and inclusive growth, and more effective public institutions than other countries,” explains Punam Chuhan-Pole, Lead Economist for the World Bank Africa Region and author of the report. “Nonetheless, there is scope for all countries in the region to speed up policy reforms and strengthen institutional quality.” * The World Bank’s International Development Association (IDA), established in 1960, helps the world’s poorest countries by providing grants and low to zero-interest loans for projects and programs that boost economic growth, reduce poverty, and improve poor people’s lives. IDA is one of the largest sources of assistance for the world’s 75 poorest countries, 39 of which are in Africa. Resources from IDA bring positive change to the 1.5 billion people who live in IDA countries. Since 1960, IDA has supported development work in 113 countries. Annual commitments have averaged about $18 billion over the last three years, with about 54% going to Africa.
Afrique : recul de la performance des politiques et institutions nationales selon l’évaluation de la Banque mondiale
OUAGADOUGOU, 24 juillet 2017—La dernière évaluation des politiques et institutions publiques en Afrique réalisée par la Banque mondiale met en évidence une baisse de la qualité des politiques et des institutions en Afrique subsaharienne dans un contexte marqué par une conjoncture économique mondiale difficile et les difficultés propres à chaque pays. Cette tendance a été observée dans 40 % des pays évalués en 2016 et particulièrement dans certaines catégories de pays, notamment les pays exportateurs de matières premières et les États fragiles. L’Évaluation des politiques et des institutions nationales (plus connue sous son acronyme anglais « CPIA ») est un exercice annuel qui permet à la Banque mondiale de mesurer les progrès accomplis par les pays d’Afrique subsaharienne pour améliorer la qualité de leurs politiques et de leurs institutions. Depuis 1980, les notes de la CPIA déterminent l’allocation de prêts sans intérêts et de dons aux économies éligibles au soutien de l’Association internationale de développement (IDA)*, le fonds du Groupe de la Banque mondiale pourvoyeur de financements concessionnels. Ces notes reposent sur 16 indicateurs de développement dans quatre domaines : la gestion économique, les politiques structurelles, les politiques d’insertion sociale et d’équité, la gestion et les institutions du secteur public. Les pays sont notés sur une échelle de 1 (note la plus faible) à 6 (note la plus élevée) pour chaque indicateur. La note globale étant égale à la moyenne des quatre domaines évalués. La note moyenne pour les 38 pays africains évalués en 2016 a légèrement baissé à 3,1. Avec une note de 4, le Rwanda figure une fois de plus en tête du classement. Il est suivi de près par le Sénégal et le Kenya qui obtiennent tous les deux 3,8. Certes, la qualité de la politique et des institutions s’est renforcée dans certains pays, mais le nombre de pays qui ont vu leurs notes globales se détériorer est deux fois plus important. Les pays dont la qualité de la politique et des institutions a globalement souffert ont pour trait commun une baisse continue de la qualité de la gestion économique, rendue évidente par le recul de la performance dans trois domaines, à savoir la politique monétaire et de change, la politique budgétaire et la politique d’endettement. Cette situation peut s’expliquer en partie par la conjoncture économique défavorable qui exacerbe les faiblesses macroéconomiques de certains pays de la région. La diminution des réserves budgétaires et extérieures empêche les politiques macroéconomiques d’atténuer pleinement les effets de ces chocs sur l’activité économique. La Côte d’Ivoire, les Comores, le Cameroun, la Guinée, Madagascar, la Mauritanie et le Soudan, ont légèrement amélioré leur note de 0,1 point, pour la plupart, grâce à une meilleure gouvernance. La qualité des politiques d’insertion sociale et d’équité s’est aussi améliorée dans quelques pays, ce qui indique un renforcement des programmes de filets sociaux. « La gouvernance sous-tend tous les secteurs dans lesquels intervient le Groupe de la Banque mondiale et en dépit des petites avancées enregistrées, les pays d’Afrique subsaharienne devront mettre en œuvre ou étendre les réformes de la gouvernance et du secteur public afin de moderniser les systèmes de gestion financière, d’accroître la transparence, de réduire la corruption, de renforcer l’État de droit et d’améliorer les services publics », explique Albert Zeufack, économiste en chef pour la région Afrique à la Banque mondiale. Les récents résultats de la CPIA montrent que la qualité des politiques et des institutions dans les pays IDA qui ne sont pas en situation de fragilité en Afrique subsaharienne, est comparable à celle de pays de même niveau de développement dans d’autres régions. Ce n’est malheureusement pas le cas pour les pays fragiles, généralement à la traîne par rapport à leurs homologues d’autres régions. Ces deux catégories de pays IDA d’Afrique subsaharienne mises ensemble obtiennent une note CPIA globale inférieure à la note moyenne des autres pays IDA. « Il apparaît que les pays africains qui montrent une certaine résilience économique sont ceux qui ont mis en place des cadres macroéconomiques plus solides et de meilleures politiques en faveur d’une croissance solidaire et durable », constate Punam Chuhan-Pole, économiste principal pour la région Afrique à la Banque mondiale et auteur du rapport. « Mais tous les pays de la région ont la capacité de renforcer la qualité de leur politique et de leurs institutions. » * L’Association internationale de développement (IDA), une institution de la Banque mondiale fondée en 1960, accorde des dons et des crédits à faibles ou sans intérêts aux pays les plus pauvres afin de les aider à mettre en œuvre des programmes qui stimulent la croissance économique, contribuent à la réduction de la pauvreté et améliorent les conditions de vie des pauvres. L’IDA est l’un des principaux bailleurs d’aide aux 77 pays les plus déshérités du monde, dont 39 se trouvent en Afrique. Les ressources de l’IDA bénéficient concrètement à 1,3 milliard de personnes vivant dans les pays qui bénéficient de ses concours. Depuis sa création, l’IDA a soutenu des activités dans 112 pays. Le volume annuel de ses engagements a représenté en moyenne 19 milliards de dollars au cours des trois dernières années, 50 % de ce montant environ étant destiné à l’Afrique.
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